Qui sommes-nous ?

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Edme-François Jomard, président de la Société de Géographie de 1848 à 1849

La Société de Géographie est l’une des plus anciennes Sociétés savantes françaises, fondée en 1821 et reconnue d’utilité publique depuis 1827 et la doyenne des Sociétés de Géographie au monde. Sa création avait été envisagée dès 1785 par Jean-Nicolas Buache (1741-1825) premier géographe et cartographe de Louis XVI, le roi protecteur de Lapérouse. Les autres sociétés sont plus jeunes : Berlin (1828), Londres (1830), Francfort (1836), Mexico (1859), St-Pétersbourg (1845), New York (1852), Vienne (1856), Genève (1858) etc. Chaque pays en a au moins une et elles sont aujourd’hui une centaine. En tant que doyenne, dans les réunions internationales c’est son Président qui prend la parole au nom de toutes. En France, sur les 32 qui existaient au début du XXe siècle, quelques-unes restent encore actives : Bordeaux, Lille, Marseille, Rochefort, Toulouse, Tours. Elles se réunissent une fois par an avec la Société de Géographie.

Elle a été fondée le 15 décembre 1821 à l’Hôtel de Ville de Paris par 217 personnalités dont les plus grands savants de l’époque : Laplace, son premier Président, Monge, Cuvier, Chapsal, Denon, Fourier, Gay Lussac, Berthollet, de Humboldt, Champollion, Chateaubriand etc., la plupart de ceux qui avaient accompagné Bonaparte dans l’expédition d’Egypte comme Jomard et de nombreuses personnalités : Malte-Brun, Dumont d’Urville, Delessert, Hottinguer, Didot, Bottin etc., avec parmi eux un certain nombre d’étrangers. Le nom de sept d’entre eux y est gravé sur une plaque de marbre au-dessus de la porte de notre amphithéâtre.

Elle a eu des Présidents (67 à ce jour) d’une grande notoriété : de Laplace, Cuvier, Chateaubriand, Decazes, Villemin, Guizot, de Humboldt, de Beaumont, de Lesseps, Edouard Martel, le Prince Roland Bonaparte, le Maréchal Franchet d’Esperey, Emmanuel de Martonne etc.

Elle a eu comme sociétaires de hautes personnalités : Elisée Reclus, Jules Verne, Anatole France, Jean Charcot, le Prince Albert Ier de Monaco, les maréchaux Gallieni et Lyautey etc. En 1868 par exemple, une dizaine de souverains étaient membres de la Société. Ils figurent en tête du Répertoire des membres. Ce sont les empereurs Napoléon III (depuis 1850) et celui du Brésil, les rois de Suède et Norvège, du Portugal, de Belgique, d’Espagne, le prince régnant de Roumanie etc.

Elle a bénéficié de l’aide de nombreux mécènes qui lui firent don de sommes d’argent ou de leur bibliothèque, cartothèque, photothèque, ou de leurs archives. Les noms de 49 d’entre eux figurent sur deux plaques de marbre qui ornent notre amphithéâtre.

Elle a couronné les plus grands explorateurs et savants français et étrangers : René Caillié, Dumont d’Urville, Barth, Livingstone, Stanley, Savorgnan de Brazza, Nansen, Marchand, Lamy, Francis Garnier, Foureau, Pavie, Charcot, Amundsen, Peary, de Foucault, Albert Ier de Monaco, Paul-Emile Victor, Cousteau, Monod, Malaurie, Jean-Louis Etienne, Albert et Bernard Piquard, Francheschi etc. et pour ce qui est des géographes : Vidal de la Blache, de Martonne, Brunhes, Sorre, Baulig, Blanchard, Capot-Rey, Gaussen, Papy, Gourou, Gottmann, Guilcher, Dresch, Chabot, Flatrès, Journaux, George etc. et pour les non géographes : Lindbergh, Miquel, Lévi Strauss, Alain Peyrefitte etc. ainsi que les trois spationautes américains ayant atterri sur la Lune.

Dans la limite de 10 % de ses membres actifs, elle a toujours eu des Membres d’honneur, tous éminents étrangers, choisis pour leur oeuvre en géographie et en faveur du rapprochement entre les peuples qui ont appartenu à de nombreux pays, actuellement 36 sont représentés par 56 personnalités.

L’ immeuble qu’elle a fait construire en 1878 est l’un des hauts lieux de la géographie française et mondiale. Il a accueilli de nombreuses rencontres nationales et internationales : le Congrès qui a décidé de la construction du Canal de Panama en 1879, la création de l’Alliance française en 1884, une partie des Congrès internationaux de géographie de 1889, et 1931, le 1er Congrès panarabe en 1913, la création du Comité National Français de Géographie (CNFG) en 1920 et de l’Union Géographique Internationale (UGI) en 1922, les 100e, 150e et 175e anniversaires de la Société en 1921, 1971 et 1996, et tout récemment en 1999, les 200e anniversaires du départ d’Alexandre de Humboldt pour son voyage de cinq ans en Amérique, en compagnie du français Aimé Bonpland et de la naissance de René Caillié, le 120e anniversaire du Congrès qui décida du Canal de Panama.

La Société de Géographie a de multiples activités : ses publications dont depuis 1822 une revue tantôt mensuelle tantôt trimestrielle, qui en est à son 1500e numéro, des ouvrages jubilaires en l’honneur des plus éminents de ses membres universitaires, et un répertoire périodique de ses sociétaires, des conférences mensuelles, l’attribution de prix assortis de médailles, des colloques, des expositions, des voyages, l’accueil à Paris des géographes étrangers. Elle possède un patrimoine considérable d’ouvrages, revues, cartes, atlas, globes, photographies, constitué depuis sa création, lequel à partir de 1942 a été placé en dépôt et géré par la Bibliothèque nationale de France dans son Département des Cartes et Plans, 58 rue de Richelieu (Paris IIe). Elle dispose de cinq grands prix, dont celui d’Océanographie créé et attribué sur sa proposition par le Prince Rainier de Monaco et 50 prix de fondation créés de 1870 à nos jours dont elle attribue une dizaine par an. Elle patronne encore aujourd’hui des expéditions comme celles de La Boudeuse sur les pas de Bougainville, organisée par Patrice Franceschi, membre de la Société et de son Conseil d’administration, de Gilles Elkaïm, le long des côtes de l’Océan glacial arctique, de Mourmansk au détroit de Béring, et d’autres en Chine aux sources de l’Irraouaddi, dans l’Amazonie péruvienne ou guyanaise et sur les pas d’Ella Maillart de Pékin à Srinagar ou sur ceux de René Caillié de la côte de Guinée à Tombouctou. Sa revue trimestrielle vient de reprendre le nom qu’elle a porté de 1900 à 1940 :  » La Géographie  » à son 1500e numéro. Elle est échangée avec 300 autres revues géographiques et reçue par abonnement par plus de 350 institutions géographiques à travers le Monde. Nos sociétaires ont priorité pour écrire dans la revue des articles ou des communications.

Elle organise des voyages pour ses membres. En décembre 1999, à Panama, où elle fut la seule Société française à envoyer une délégation à la rétrocession de la zone du Canal par les Etats-Unis à la République de Panama et en novembre 2000 à Tombouctou pour le 200e anniversaire de la naissance de René Caillié.

Elle aide des sociétés sœurs auxquelles, dans son Hôtel, elle fournit une adresse et une salle pour leurs réunions : Société des Explorateurs Français, Société de Géopolitique, les Amis des Forêts d’Île-de-France, l’Espace souterrain, l’Association Internationale des Docteurs (lettres et sciences) des Universités de France, les Amis de Maurice Baumont etc. Elle adhère à la Fédération des Sociétés de Géographie d’Europe (EUGEO), laquelle en regroupe une quinzaine qui se réunissent au moins une fois par an dans une capitale européenne.

Elle participe aux Congrès quadriennaux de l’Union Géographique Internationale (U.G.I. ou I.G.U.), aux Journées annuelles du Comité National de Géographie (C.N.G.) français, au Festival International de Géographie qui se tient tous les ans depuis 1990 à St-Dié-des-Vosges (F.I.G.) et à toutes les manifestations importantes de la discipline. La géographie française est depuis la fin du XIXe siècle, à partir de Paul Vidal de la Blache, la première du monde et la Société de Géographie, gardienne de sa mémoire et de cet héritage, contribue au rayonnement de notre pays et de notre langue, sa revue est le plus ancien périodique actuel de géographie au Monde.

La cotisation bénéficie, y compris pour les personnes morales, des exonérations fiscales prévues pour les dons aux associations reconnues d’utilité publique. Venez-vous joindre à tous ceux qui adhèrent à la Société de Géographie et participent ainsi au rayonnement mondial de notre pays, de notre langue et de l’une des sciences dans lesquelles il a joué un rôle essentiel.

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