Philippe Pujol : « Marseille est un miroir grossissant de la société française » (2/2)

 

ous décrivez dans le détail les nombreux réseaux clientélistes qui émaillent la vie politique marseillaise mais, paradoxalement, votre livre ne véhicule aucun discours moralisateur, encore moins de tendance au « tous pourris »…

 

Parce qu’il n’y en a pas beaucoup de pourris ! La plupart des élus que j’ai pu rencontrer avaient un idéal, quel qu’il soit, lorsqu’ils sont entrés en politique. Malheureusement, ils se rendent très vite compte que pour que cet idéal soit en partie accessible il faut qu’ils soient élus. Et pour être élu, il faut être clientéliste. Un homme comme Philippe Sanmarco qui a toujours refusé de pratiquer une quelconque forme de clientélisme n’a par exemple jamais été élu.

Ce fonctionnement est particulièrement difficile à percevoir parce qu’il se met en même temps au service de la population. La personnalité de Samia Ghali [maire socialiste du huitième secteur depuis 2008] est un exemple parfait de ces paradoxes. Le système qu’elle a mis en place dans sa circonscription est éminemment clientéliste, mais personne ne peut nier qu’elle prend sa fonction au sérieux : elle est sur le terrain en permanence, connaît parfaitement son secteur et même au-delà. Elle a une très bonne capacité de gestion des problématiques locales et arrive à abaisser les tensions régulièrement. Si on enlevait Samia Ghali de ce secteur, je pense qu’on aurait des tensions bien plus fortes, et même au niveau du banditisme. Pourtant, si demain, par un coup de baguette magique – qui n’arrivera pas de toute façon – on résout la problématique des cités, elle disparaît politiquement. Elle a tout à gagner à ce qu’il n’y ait plus de symptômes, à essayer de satisfaire un maximum de gens, mais à ce que, par contre, rien ne change, qu’on ait besoin d’elle et de ses services. Et elle fait bien savoir qu’en échange de ses services, elle a besoin d’un vote.

Cette situation entérine la disparition de l’idée de bien collectif : tout fonctionne sur le principe du donnant-donnant. Vous voulez un centre social qui fonctionne, un service pour les personnes âgées ou pour les jeunes ? Soit, je viens aux concertations locales ou à la galette des rois, mais en échange vous votez pour moi.

 

Il semble donc que ce fonctionnement dépasse les oppositions entre partis…

 

On entend souvent que le clientélisme « fait le jeu du Front National », mais il ne faut pas oublier que le FN fait exactement la même chose avec d’autres associations voire avec les mêmes. Stéphane Ravier va lui aussi recruter sa clientèle dans les cités. Avant même la vague Bleu Marine, il était déjà en plein dans ce fonctionnement qui lui a d’ailleurs permis d’être élu.

On s’étonne d’ailleurs des succès de l’extrême-droite à Marseille, mais il ne faut pas oublier que depuis Simon Sabiani – qui suivra Pétain à Sigmaringen –, elle est un rouage essentiel des clientélismes et des systèmes politiques marseillais. L’élection de Stéphane Ravier dans les XIII-XIVème arrondissements n’est que le prolongement de tendances bien plus anciennes.

 

Dans La Fabrique du Monstre, vous présentez ainsi les trajectoires « inattendues » de certains hommes politiques anciens membres de l’OAS, puis de groupuscules d’extrême-droite avant de devenir des figures locales du parti socialiste. Plus généralement, face à l’introuvable unité, peut-on dire que Marseille est une ville de réseaux (de stupéfiants, clientélisme, mafieux, etc.) ? L’idée même d’une ville unifiée a-t-elle un sens à Marseille ?

 

Cette nature profondément réticulaire du fonctionnement marseillais est d’autant plus vraie que l’une des premières chambres de commerce du monde a justement été créée à Marseille [en 1599]. Son but était déjà de structurer les réseaux économiques afin qu’ils ne passent pas leur temps à s’affronter. Marseille se construit donc sur ces échanges entre personnes, notamment à une période où l’empire colonial français commence à rayonner sur le monde. La ville était cette « porte du sud » dont parlait Albert Londres où se rencontraient les réseaux méditerranéens, mais aussi ceux du nord de la France et de l’Europe.

Aujourd’hui encore, ce sont les réseaux qui structurent la ville. Prenons l’exemple des gardiens de stade, un exemple parmi d’autres de la puissance de Force Ouvrière dans la gestion municipale. Qui dit gardien de stade, dit logement à proximité du stade, travail assez peu harassant, mais surtout gestion de la buvette – sans licence IV – les jours de match, ce qui représente plus que de l’argent de poche. On a aussi à Marseille un réseau franc-maçon qui est très fort, notamment dans le monde de la police, de la justice et de la politique. Jean-Claude Gaudin, connu pour ses liens avec le réseau catholique Opus Dei est tout de même en relation avec les réseaux francs-maçons.

La question des réseaux est aussi celle des réseaux physiques qui doivent composer avec les réseaux économiques, politiques et clientélistes, aboutissant parfois à des résultats ubuesques. Ainsi, lors de la rénovation récente du Vieux Port, et à la suite du rachat de l’exploitation de la ligne de bateaux reliant Marseille aux îles du Frioul, un nouvel emplacement pour leur embarcadère a été trouvé. Au départ cohérents, les plans ont dû être totalement repensés à la suite de la découverte, lors du forage, de ruines antiques. La loi impose normalement de faire des fouilles et donc d’arrêter pour un temps indéterminé  le chantier. Dans une autre ville, ils le font, mais à Marseille, non. La solution a donc été de reboucher le trou et de déplacer le quai qui trône désormais en travers du port de manière totalement aberrante. C’est ça l’urbanisme à Marseille : la recherche du plus rapide. Autre exemple, rue de Lyon, où la municipalité a décidé de mettre en service des bus en site propre. L’idée pourrait séduire si les espaces de dégagement prévus respectaient le gabarit de ces nouveaux bus articulés et non celui des anciens bus standards. Aujourd’hui, on a donc un bus qui ne peut ni se ranger sur le côté, ni laisser passer les voitures. On a voulu améliorer la situation, mais comme tout a été pensé dans l’urgence, on l’a largement empirée puisque de nouveaux embouteillages se sont créés.

 

A vous lire, Marseille semble être un agglomérat de micro-territoires, de quartiers, de cités fermées, d’immeubles…

 

Prenons le rap. Dans leurs chansons, les rappeurs ont l’habitude de faire des dédicaces. Dans les années 1990, celles-ci se faisaient à l’échelle de la ville : un groupe comme IAM se référait à Marseille. La génération suivante a fait du quartier son territoire : un, deux, trois quartiers maximum étaient nommés, celui où on habite, celui où on va jouer au football, celui où l’on a un collègue. Maintenant, les rappeurs donnent carrément leur adresse : « 13009 – La Soude, immeuble B2 ».

L’exemple du rap est représentatif des dynamiques à l’œuvre aujourd’hui. Le processus d’effritement de l’unité marseillaise – si tant est qu’elle ait jamais existé – s’accélère, accentué en cela par la désorganisation des politiques urbanistiques. Les résidences fermées se multiplient à destination des classes moyennes que les gens de cité appellent les « riches ». On parle de « riches » qui gagnent entre 1 500 et 2 000 € par mois, sauf qu’eux ont une voiture, un crédit, etc. A court terme, les secteurs de l’immobilier et du BTP y trouvent leur compte, mais leur multiplication chaotique, en plus de créer un nombre impressionnant de logements vides, entraîne aussi un risque qu’elles deviennent dans vingt ans les cités d’aujourd’hui. On reproduit les erreurs passées, on est dans l’urgence permanente afin de favoriser un clientélisme immobilier très complexe, pyramidal qui sert aux élus à préparer leur réélection. C’est une économie à courte vue qui détruit et défigure la ville.

Une autre explication de cette absence d’unité est à chercher dans le profil d’une ville qui n’a pas de centre-ville : quand un habitant de la Castellane dit qu’il va en ville, il parle du centre commercial voisin Grand Littoral ; pour quelqu’un de Mazargues, le « centre » correspond au noyau villageois de Mazargues. A Marseille, le schéma simpliste centre-périphérie ne fonctionne pas : ce n’est pas pour rien que le discours populaire parle de Marseille comme de la ville aux cent-onze villages avec des cultures et des centralités. Cette situation est un héritage de la période de Defferre qui fit fusionner plusieurs villages pour dessiner des cartes électorales à son avantage.

Rien n’est d’ailleurs fait pour unifier l’agglomération marseillaise. Le cas de la rocade est exemplaire. C’est tout de même un projet qui date de la fin du XIXème siècle, dont les plans ont été finalisés en 1938 et qui n’est toujours pas terminé ! Il y a de nombreuses raisons qui expliquent que les travaux aient autant traîné, mais l’une des plus récentes est la bataille que se livrent Bouygues, en charge des travaux, et Suez et Vinci qui, eux, gèrent les tunnels payants dont la manne financière serait asséchée avec l’ouverture de la rocade. Maintenant, il est acté qu’elle va être faite en 2018, mais on sait déjà qu’elle sera saturée et on réfléchit aujourd’hui à en faire une nouvelle. Il faudra peut-être encore 120 ans pour la mettre en service…

 

Dans La Fabrique du Monstre, mais surtout dans votre série d’articles « Quartiers Shit » vous montrez que l’enclavement géographique des populations pauvres est paradoxalement contrebalancé par une « hyper-connexion » à la société de consommation. Comment s’exprime-t-elle ?

 

Quand j’étais petit, nous allions avec mes parents chez Ikea pour manger les hot-dogs à un euro. Aujourd’hui, les hot-dogs disponibles chez Ikea – La Valentine sont au poulet. Ce n’est pas parce que les salafistes ont pris Ikea. Les nouvelles classes populaires, ce sont les gens des cités, pour beaucoup de culture musulmane qui, par croyance ou par habitude, ne mangent pas de porc. Ikea est pragmatique, s’adapte à un marché spécifique pour conquérir de nouveaux clients… et tant pis pour les quelques râleurs avec leur cochon, ils iront ailleurs.

L’exemple d’Ikea montre que les habitants des cités sont les deux pieds dans la société de consommation. Il suffit de regarder les publicités qui sont mises dans les cités. Elles ne sont pas destinées aux gens qui passent en voiture. Ce sont des pubs pour eux, sur le halal, des voyages en Turquie, en Algérie, des vêtements ou des jeux vidéo. En passant un jour dans une cité à côté de la Busserine, je me souviens d’une publicité pour le jeu vidéo Grand Theft Auto dans lequel vous incarnez un voyou : le slogan parlait de lui-même « ce que tu n’as pas, prends-le ».

Il ne faut pas non plus oublier que la plupart de ceux qui font du trafic ne savent pas blanchir l’argent gagné : le blanchiment nécessite des réseaux structurés qu’un jeune ne possède pas. La solution est donc la consommation à tout va.

Dans les cités, cette soif de consommation se traduit aussi par un recours permanent aux crédits aussi bien auprès d’organismes officiels que d’usuriers « de proximité ». Tout est acheté en deux ou trois fois. Sans même le savoir, beaucoup d’habitants font la « cavalerie » [prendre un nouveau crédit pour rembourser le précédent].

On voit encore cette omniprésence de la société de consommation dans le rap. On est dans une époque où celui-ci n’est plus contestataire, mais où il s’est transformé en produit marketing. On fait rêver avec des « nègres milliardaires » qui s’appellent comme ça eux-mêmes : les jeunes rêvent uniquement d’argent et de filles faciles. Les produits qu’on leur propose les entretiennent dans ces rêves de richesse impossible et les enferment dans leur petit monde : malgré leur gouaille et leur confiance de façade, ils ont peur de sortir de la cité.

Car l’enclavement de ces quartiers est une réalité. Pour un jeune qui veut faire un CAP ou aller à l’université, rien n’est fait pour l’aider ; le manque de transport en commun est criant. Ceci est d’autant plus dommageable qu’il me semble que l’une des solutions au « problème des quartiers nord » serait de faire sortir les habitants de leurs cités. Le second verrou, peut-être le plus compliqué à faire sauter, est psychologique. Les habitants des autres quartiers ont des idées reçues sur ceux des quartiers nord, et inversement ; dans les quartiers nord, les idées reçues sur le sud, ils connaissent ! La ségrégation est maintenant psychologique, très peu ethnique. Croire que la résolution du problème repose sur un discours « aimez-vous les uns les autres » est  très naïve : ils ne s’aiment pas, ils se font peur, et dans ce contexte, trouver une raison de rassembler les gens autour d’un projet commun est de plus en plus difficile.

 

Qui est le « monstre » de votre livre ? Sont-ce les voyous ? Les jeunes désœuvrés impliqués dans différents types de trafic ? Le grand banditisme ? Le monde politique clientéliste ? Ou plutôt le processus qui conduit à l’émergence d’un système frayant en permanence avec l’illégalité ?

 

Au départ, La Fabrique du Monstre n’était que mon titre de travail. J’avais pensé à un titre, certes moins vendeur, mais qui exprimait peut-être mieux mon projet, Mauvaises Herbes : à chaque fois qu’un espace est laissé vacant, il est rapidement recolonisé. D’ailleurs, mon écriture est tournée vers ce titre ; les métaphores sur les plantes et les herbes sont récurrentes.

Dans mon livre, chacun peut y trouver son monstre. Il peut s’agir des habitants des quartiers nord, du FN, de la délinquance, de la corruption ou du clientélisme. Pour moi, ces symptômes ne sont que des enfants du monstre qui n’est autre que la République malade, ses dysfonctionnements, particulièrement démocratiques, son absence de citoyenneté, son incapacité à aider les plus vulnérables qui sont les failles à partir desquelles émerge quelque chose de pas toujours positif. Ce qui peut sembler paradoxal, c’est que je considère comme vulnérables des gens qui peuvent être des tueurs ou des trafiquants. Vulnérable ne veut pas dire faible. C’est leur vulnérabilité sociale et/ou psychologique qui les a fait tomber dans un réseau  de banditisme ou de stupéfiants. La justice doit bien entendu faire son rôle, ce qu’elle fait déjà, malgré le brocardage en règle dont elle est objet. La vraie question à se poser est de savoir comment faire pour que ces gens-là ne tombent pas dans la criminalité. A y regarder de plus près, on se rend compte que tous ces systèmes ont un seul mode de fonctionnement, celui d’exploiter le plus faible que soi.

 

Votre travail est majoritairement consacré à Marseille et à ses spécificités géographiques, sociales et politiques, mais vous concluez votre livre en disant que Marseille n’est finalement qu’un miroir grossissant de la société française. Pourquoi ?

 

Contrairement à Paris où centre et banlieues sont clairement séparés, à Marseille, ces dernières sont dans la ville. On a donc un ensemble devant les yeux. La bourgeoisie, tout au moins celle qui est encore là, s’est construite sur le commerce colonial comme la bourgeoisie bordelaise et nantaise. L’immigration à Marseille, même si elle est désormais quasiment, est un résumé de ses réussites et de ses échecs dans la société française. L’urbanisme marseillais est une compilation d’à peu près tout ce qui s’est fait en France avec des projets ratés, mais d’autres, visionnaires, comme la cité du Corbusier. A côté de ça, des noyaux villageois, des banlieues pavillonnaires subsistent eux aussi dans la ville. Le FN d’Hénin-Beaumont se retrouve à Marseille, comme les clientélistes Balkany ont leurs équivalents avec la famille Guérini. Même la presse locale et régionale reflète le paysage médiatique français : la Provence demeure l’hebdomadaire de référence, mais la région compte aussi un Charlie Hebdo et un Mediapart local avec Le Ravi et Marsactu. On a aussi quelque chose de très gaulois, c’est cette capacité de gouaille et de discussion, très salvatrice, mais qui peut parfois glisser vers l’incivisme et l’insulte. Marseille est finalement un laboratoire d’observation, un concentré de la France.

 

Votre style d’écriture s’adapte à votre propos : dans la première partie vous n’hésitez pas à utiliser le langage de la rue, tout au moins celui des familles et des jeunes que vous avez rencontrés, tandis que le ton se fait plus « neutre » lorsque vous traitez du monde politique. De même, en plus de multiplier les images et les métaphores végétales, vous n’hésitez pas à présenter Marseille comme un corps vivant. Pourquoi ce choix narratif ?

 

Un de mes objectifs est d’être lu par le maximum de gens. Ma cible n’est donc pas les intellectuels qui sont les premiers à me lire. Je ne cherche pas à les avoir, mais je cherche à ne pas les décevoir. Je cherche à être lu par des gens des classes moyennes et populaires, même si pour certains l’acquisition de la lecture n’est pas toujours évidente.

Pour conquérir ce lectorat, je fais du narratif, surtout dans la première partie, un peu à l’image de ce qu’a fait Truman Capote dans De Sang Froid. Je voulais ensuite qu’il y ait deux parties avec une sorte de zoom arrière entre la narration de la vie dans les cités et la description des réseaux politiques. Il y a aussi des questions pratiques : si la deuxième partie suivait ce style narratif, percutant, émaillé de métaphores, j’aurais rendu incompréhensibles des systèmes complexes, touchant notamment au secteur de l’immobilier. Pour cela, je dépersonnalise mon écriture. Au fur et à mesure des pages, le « je » disparaît. ». Je suis très scientifique dans ma manière de travailler : j’ai fait statistiquement un nombre de « je » qui diminue progressivement, sauf lorsque je veux illustrer quelque chose. Ce retour du « je » montre que ce que j’analyse a une conséquence immédiate sur le terrain. Cette position de l’observateur est voulue : on n’observe pas un système en agissant dessus, au risque de le truquer sur le champ. Malgré ces précautions, ma seule présence change de fait les choses.

 

Comment travaillez-vous ?

 

Ma méthode de travail est très scientifique, pas du tout littéraire. Ma formation en éthologie y est bien sûr pour quelque chose. Je travaille séparément le fond et la forme. Je fais tout d’abord du terrain, des recherches. A partir de là, je fabrique sur des feuilles immenses de grandes structures, c’est-à-dire des mots, des concepts qui sont reliés les uns aux autres et qui me permettent de comprendre les systèmes que je veux étudier. La deuxième étape est narrative et consiste à se demander comment je vais mettre ces structures en mots : je construis mon plan à partir de là. Dans un troisième temps, je ne travaille plus que mon style.

 

Avec votre connaissance de Marseille et grâce au succès de votre livre, avez-vous aujourd’hui des projets « pour aller encore plus loin » ?

 

Après avoir été approché par l’organisation des Apprentis d’Auteuil, nous avons commencé à monter un projet visant à former ensemble au journalisme enfants de quartiers populaires et enfants de familles aisées. L’idée est que la formation ait lieu dans les quartiers aisés pour faire sortir les enfants des cités.

A côté de ce projet, j’aimerais relancer le projet de Marcel Pagnol de Cinecittà marseillaise qui consiste à structurer tout ce qui se fait aujourd’hui autour du cinéma et du visuel. On ne part pas de rien puisque Marseille est la deuxième région de France en termes d’heures de tournage. Il s’agit de créer une marque « cinéma marseillais » qui puisse aussi bénéficier aux jeunes des quartiers populaires, notamment en les formant à tous les métiers gravitant autour du cinéma. Il faut fédérer le monde économique marseillais et le monde associatif pour qu’ils nous amènent les jeunes. Le monde politique doit suivre lui aussi en ce qui concerne l’éducation et la formation. Tout ceci pourrait déboucher sur des séries d’événements quasi-permanentes qui mettent en avant la création marseillaise. Il ne s’agit pas de faire un festival qui montre uniquement ce qui a été produit, mais plutôt le savoir-faire marseillais. Du monde économique au monde politique, il faut que tout le monde ait à y gagner.

 


Pour en savoir plus sur La Fabrique du monstre. Dix ans d’immersion dans les quartiers nord de Marseille, la fiche de l’ouvrage est disponible sur le site des Arènes.

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