Programme 2016 des conférences

ne conférence à la Société de géographie de Paris • 1885 P. Lackerbauer (dessin) Gravure, 11,3 x 16 cm © BnF, département des Cartes et Plans, Société de géographie, Sg Ms. In 8° 77

 

Jeudi 21 janvier 2016 : « Tintin forestier : un reporter sans conscience environnementale ? », par Paul  Arnould, Professeur émérite de géographie à l’ENS Lyon.

Résumé :

Tintin a suscité une foule d’études savantes sur les personnages historiques ayant inspiré les héros de la bande dessinée, les pays parcourus, les interventions, la mer, les navires, les jurons du capitaine Haddock… En revanche rien ou très peu de choses sur les arbres, les forêts, les milieux rencontrés.

De virulentes polémiques ont vu le jour sur l’impérialisme, le bolchévisme, le colonialisme, l’antisémitisme, le racisme… rien ou peu de choses sur l’écologie.

Alors Tintin un chasseur/massacreur de gibier, un reporter sans conscience écologique, un touriste indifférent aux paysages ? Ou le témoin d’une prise de conscience environnementale progressive ?

 

Vendredi 5 février 2016 : Projection du film (52 mn) : « Happy rain, pluie fertile au Bangladesh » réalisé par Isabelle Antunès, Docteur en géographie à l’Université Paris-Sorbonne, produit par Sophie Goupil. Une production Les Poissons Volants, La fabrique du géographe avec la participation de France Télévisions.
Résumé :

Chaque année, descendant de la Chine, du Népal, du Bhoutan et de l’Inde les eaux des rivières et des fleuves inondent et viennent enrichir les terres du Bangladesh durant les longs mois de la mousson.
A Daudkandi, à 2 h au sud-est de la capitale Dhaka, Morshed Millat Sakiul de l’ONG Shisuk persuadé que certaines zones inondées pourraient être propices à la pisciculture vient convaincre les communautés d’investir et de créer ensemble une entreprise de pêche. Commence une aventure humaine novatrice. Une grande partie du capital est alors investi dans la construction d’infrastructures et les villages sont reliés progressivement les uns aux autres créant un tout nouvel environnement. En 15 ans, une économie locale voit le jour, des emplois et des affaires sont créés, le poisson est abondant et les récoltes de riz meilleures. Le tout a transformé la vie de ces communautés de façon extraordinaire.
15 ans plus tard, comment ne pas se retrouver au service d’une entreprise dont la finalité est désormais la maximisation des profits ?

 

Jeudi 18 février 2016 : « Enjeux et vulnérabilités face aux changements climatiques » par Martine Tabeaud, Professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1.
Résumé :

La vingt et unième conférence des Nations Unies sur le climat s’est déroulée à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Un accord a finalement été adopté grâce aux efforts de la diplomatie française.
Compte tenu du cadrage du « problème climatique », des possibilités d’actions des instances onusiennes et des conclusions du dernier rapport du GIEC sur le futur du climat planétaire, cet accord délaisse les approches qui avaient abouti à l’échec de Copenhague. Au lieu de solutions clef en main applicables à tous les humains de toutes les sociétés, des solutions différenciées sont acceptées. En quoi ces politiques nationales additionnées modifient-elles les enjeux et les vulnérabilités ici et là ?

 

Vendredi 11 mars 2016 : « La France est en guerre » par Jean-Dominique Merchet, Journaliste à l’Opinion.
Résumé :

Un regard géographique sur l’armée française engagée sur tous les fronts : Sahel, Levant et territoire national… sans oublier la Centrafrique, la Méditerranée et quelques confettis de l’Empire.

 

Jeudi 17 mars 2016 : « Au Vietnam, un français vénéré : Yersin », conférence accompagnée de la projection du film : « Sur le sentier de la guérison » (Alain Bornet, 1995) , par Jacques Gonzales, Professeur de Médecine de l’Université Paris VI (e.r.), Secrétaire Général de la Société de Géographie.

Résumé :

Yersin, élève prestigieux de Pasteur, découvreur en particulier du bacille de la peste, un des plus grands fléaux qu’ait connu l’humanité, a été le héros notamment du roman Peste et choléra. En vivant plus d’un demi-siècle dans un pays appelé alors l’Indochine, il s’est employé à sa mise en valeur en plus de son souci d’améliorer la situation sanitaire de ses populations. Sa personnalité exceptionnelle de touche-à-tout reste méconnue en France alors qu’il est vénéré aujourd’hui encore au Vietnam, en particulier à Dalat, une ville de bientôt 200 000 habitants qu’il fit vraiment naître.

 

Jeudi 14 avril 2016 : « A quoi sert la rivalité entre les Flamands et les Wallons ? » par Pascal Dayez-Burgeon, Directeur des Affaires européennes du CNRS.
Résumé :

En Belgique comme à l’étranger, les adjectifs les plus fréquemment utilisés pour qualifier le conflit franco-flamand sont incompréhensibles, absurdes et ubuesques. Ils ont le grand avantage de ne pas essayer de comprendre, de ne rien expliquer et de ne proposer aucune solution. En fait, historiquement, politiquement, culturellement, cette guerre linguistique unique en son genre en dit long, sur le destin de la Belgique bien sûr, mais aussi sur la direction que prend l’Europe et sur notre façon de nous adapter à la mondialisation.

 

Jeudi 19 mai 2016 : « Les drones, des aspects techniques à l’analyse géopolitique », par Philippe Boulanger, Professeur à l’Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8, membre du conseil d’administration de la Société de Géographie et Mickael Aubout, Docteur en géographie de l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste des questions aéronautiques.

Résumé :

Cette intervention portera sur l’essor et l’exploitation des drones dans les armées, en particulier dans l’armée de l’air. Les drones sont devenus un enjeu décisif dans les différentes opérations extérieures comme pour les opérations de sécurité du territoire (opération sentinelle). Ils apportent de nouvelles possibilités de connaissance à des fins de contrôle du territoire ou de coercition pour les armées. En particulier, ils participent à modifier la conception et la représentation de la cartographie de l’espace. En cela, leur utilisation permet de repenser l’analyse spatialisée. Cet effet se rencontre notamment dans l’analyse géopolitique qui doit reposer désormais sur ces nouveaux outils de connaissance pour le décideur militaire et politique dans un processus de fusion d’informations (sources ouvertes, renseignement de différente nature, imagerie aérienne et spatiale, etc.).

 

Jeudi 16 juin 2016 : « Le miracle du maïs ? », par Sylvie Brunel, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne, membre du conseil d’administration de la Société de géographie et du comité directeur de la Société des explorateurs français, auteur notamment de Géographie amoureuse du maïs (Lattès).

Résumé :

Cultivé dans 150 pays à travers le monde et en progression constante, le maïs est pourtant décrié en Europe, notamment en France, où on l’accuse de tous les maux : consommer trop d’eau, être le cheval de Troie des OGM, épuiser les sols, etc. Il occupe pourtant une place essentielle dans les pays pauvres et rend d’inestimables services alimentaires et économiques, mais aussi écologiques, souvent méconnus. La céréale dorée, que les civilisations précolombiennes déifiaient, mérite plus que jamais d’être défendue.

 

Jeudi 13 octobre 2016 : « Paris 1950/2050, de la ville à la métropole capitale, 100 ans d’histoires urbaines », par Dominique Alba, Directrice générale de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR).

Résumé :

1 janvier 2016, la métropole du grand Paris et ses territoires sont créées, 48 ans jour pour jour après la disparition du département de la Seine en 1968 . 2012 voit  le lancement du réseau du grand paris express , 50 ans après l’engagement du chantier du réseau express régional . 2050  est la date à laquelle nous devons atteindre les ambitions fixées en matière de bilan énergétique et de réductions des émissions de gaz  à effet de serre, 75 ans après les premières lois en matières d’économie d’énergie. C’est ainsi que se font les villes, ancrées dans l’histoire et  inventant l’avenir. L’atelier parisien d’urbanisme créé en 1967 accompagne les politiques urbaines parisiennes et métropolitaines ; il est  à la fois un observateur privilégié de la transformation des villes et un acteur engagé portant à la connaissance de tous des projections d’avenir. Cette conférence sera l’occasion de parcourir  notre histoire commune au travers de ce qui a été, de ce qui est ,et de ce qui pourrait advenir.

 

Jeudi 17 novembre 2016 : « L’or brun des déserts chauds : dattes et palmiers dattiers d’hier et d’aujourd’hui », par  Micheline Hotyat, ancien Recteur, Professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne, Membre du conseil d’administration de la Société de Géographie.

 

Jeudi 8 décembre 2016 : « Le gaspillage alimentaire », par Gilles Fumey, Professeur à l’Université Paris IV Sorbonne, membre du conseil d’administration de la Société de Géographie.

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