Programme 2015 des conférences

ne conférence à la Société de géographie de Paris • 1885 P. Lackerbauer (dessin) Gravure, 11,3 x 16 cm © BnF, département des Cartes et Plans, Société de géographie, Sg Ms. In 8° 77

Jeudi 15 janvier 2015 : « La mer monte… courage, fuyons ? »
par Alain Miossec, agrégé de Géographie (1970) et docteur d’Etat (1993) pour sa thèse consacrée à la gestion du littoral en France Atlantique, une étude comparative avec les Pays-Bas, le Royaume Uni, l’Espagne et les Etats-Unis d’Amérique. Il est professeur émérite de l’Université de Nantes et a occupé les fonctions de recteur d’académie en Guadeloupe et à Rennes de 2005 à 2011. Spécialiste de la géographie du littoral il est, outre de nombreux articles dans des revues spécialisées, l’auteur notamment des littoraux entre nature et aménagement (SEDES, dernière édition 2004) et a coordonné le dictionnaire de la mer et des côtes aux PUR de Rennes en 2012 ainsi que la géographie des mers et des océans parue également aux PUR en septembre 2014. Membre de la Société de Géographie.

Résumé :
Le niveau des océans s’élève depuis plus d’un siècle : les premières observations datent des années 1880 et pendant près d’un siècle, la vitesse de la montée des eaux est restée stable, de l’ordre de 1,8 mm/an. Depuis environ deux décennies, cette vitesse s’accélère (autour de 3mm/an) et les projections sur un siècle donnent entre 50 cm et 1 m. Tout cela est replacé (en particulier par les medias) dans le vaste contexte du réchauffement climatique, en partie avec juste raison. Pour autant, faut-il s’affoler ? Faut-il penser que tous les ilots du Pacifique vivent leurs dernières heures ? Faut-il fuir devant les flots, faut-il les affronter : en un mot, faut-il fuir nos responsabilités ? Des solutions existent, techniques et politiques pour des situations localement alarmantes. L’océan mondial ne marque pas les rivages de la même manière car le niveau des mers n’est pas seul en cause. Tout cela vaut débat, scientifique (la part de la recherche sous toutes ses formes) et politique, du local au global selon la bonne pratique géographique. Des lieux, des faits, des solutions.

 

Jeudi 12 février 2015 : « Le chamanisme en Corée. Modernité et tradition »
par Patrice Josset, Maître de conférences à l’Université Paris 6, Chercheur attaché au Muséum National d’Histoire Naturelle, diplômé de Coréen à l’INALCO, Membre de la Société de Géographie.

Résumé :
La Corée du sud bénéficie d’une géographie extrêmement contrastée, une péninsule  bordée par la mer sur 2400 km au climat dit subtropical mais plutôt continental avec des saisons bien marquées. Les chaînes montagneuses orientées nord-sud représentent 65% de la surface du pays et ne laissent que 19% de terres arables ; le paysage se caractérise par une succession de plaines et de collines ou de petits monts de sorte qu’en pratique l’horizon n’est jamais plat. Pauvre en ressources naturelles, le pays doit sa prospérité à son peuple cultivé et industrieux. En à peine plus d’un siècle, il est passé d’un Moyen-âge à une civilisation hypermoderne, informatisée à outrance. Pourtant, dans ce pays si moderne persiste et prospère le chamanisme, une pratique et une religion issue de la préhistoire dont on présentera ici le cadre et la réalité.

 

Jeudi 19 mars 2015 : « Quelle contribution des énergies nouvelles dans la lutte contre le réchauffement climatique ? »
par Christian Pierret, ancien Député-Maire de Saint-Dié-des-Vosges, ancien Ministre, Avocat à la Cour d’Appel de Paris, Membre à vie de la Société de Géographie.

Résumé :
La lutte contre les effets du réchauffement climatique d’origine anthropique, dont l’urgence est régulièrement rappelée par le G.I.E.C. s’appuie sur deux exigences fondamentales :

Une connaissance objective des causes humaines de ce phénomène :

émissions de gaz à effet de serre dues à la mobilité et aux transports, aux secteurs résidentiels et tertiaires de nos économies, enfin, et secondairement à l’activité industrielle.

Une volonté politique de mettre en oeuvre d’autres sources énergétiques en plaçant au premier rang des priorités une « décarbonisation » de la production d’énergie dans les secteurs mentionnés ci-dessus. L’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, l’hydrogène, l’électricité hydrolienne sont, aux côtés du nucléaire, des directions utiles pour décarbonner l’économie, en se substituant aux énergies fossiles (charbon et pétrole principalement), tout en assurant la sécurité de la fourniture d’énergie et la compétitivité économique de celle-ci.

 

Jeudi 16 avril 2015 : « Le chikungunya, un frein aux voyages ? »
par Guy Lemperière, Chercheur rattaché au Ladyss-CNRS, Membre de la BES (British Ecological Society).

Résumé :
Le titre de la communication amène à se poser un grand nombre de questions qui seront traitées sous différents angles faisant appel à des échelles spatiales, temporelles et de processus variées. Il s’agit donc d’un voyage transdisciplinaire en premier lieu qui fait appel à la biogéographie, à la géographie des transports, à l’histoire, à l’épidémiologie. Mais ensuite, de quels voyages parle-t-on ? Sont-ce les voyages du virus, de son vecteur, de son hôte ?
Trois questions liées qui amènent à reformuler le titre : y-a-t-il un frein aux voyages du Chikungunya ?

 

Jeudi 21 mai 2015 : « Le Canal de Panama, sera t-il élargi ? »
par Marc de Banville, Historien et Grand reporter de télévision. C’est un des spécialistes de l’histoire du Canal de Panama sur lequel il a écrit deux ouvrages historiques : Canal Français (Canal Valley, Panama, 2004) et Le Canal de Panama, un siècle d’histoires (Glénat, 2014), publié en collaboration avec la Société de Géographie.

Résumé :
En travaux d’élargissement depuis 2007, le chantier du troisième jeu d’écluses du Canal de Panama a pris du retard, alors que se profilent de nouveaux concurrents et des changements profonds dans les pratiques du transport maritime. Le canal, qui a fêté son centenaire en 2014 a annoncé que les navires post panamax pourront passer avec plus de 13 000 containers au début 2016. Cela sera-t-il vraiment le cas ?

 

Jeudi 18 juin 2015 : « Les OGM, menace ou espoir ? »
par Jean-Claude Pernollet, Directeur de recherche honoraire à l’INRA et membre de l’Académie d’agriculture de France.

Résumé :
Les OGM peuvent-ils apporter des réponses efficaces et innovantes pour nourrir 9 milliards d’individus en 2050 avec une agriculture confrontée à des contextes climatiques contrastés et soucieuse de limiter son impact sur l’environnement ? Des questions-clés permettent d’éclairer ce débat avec des éléments objectifs et scientifiques : quele est la position des OGM dans le monde ? Pourquoi et comment les développe-t-on ? Quels sont leurs bénéfices ? Leurs effets sur la santé animale et humaine ? La culture des OGM a-t-elle sur l’environnement des effets différents de ceux des cultures traditionnelles ? OGM et cultures non transgéniques peuvent-ils coexister ? Peut-on ressemer des OGM ? Quels sont les impacts socio-économiques des OGM ?

 

Jeudi 15 octobre 2015 : « Des paysages rêvés aux paysages dévastés et reconstitués : l’Ile Maurice »
par Yves Monnier, Professeur honoraire au Muséum National d’Histoire Naturelle.

 

Jeudi 19 novembre 2015 : « Au feu, au feu, la forêt brûle, et après ? »
par Micheline Hotyat, Professeur émérite à l’Université Paris-Sorbonne, ancien Recteur de l’Académie de Caen, Membre de la Société de Géographie.

Résumé :
Les feux de forêts touchent toutes les latitudes et génèrent mort d’êtes humains, destruction de biens et atteintes aux écosystèmes. Mais à côté de ces situations dramatiques, le feu peut faciliter la régénération de certains arbres, le cycle des forêts boréales, voire le maintien de quelques paysages… Il faut prendre le temps en considération !

 

Jeudi 17 décembre 2015 : « Croissance démographique et meilleure santé, sont-elles compatibles ? »
par Jacques Gonzalès, Professeur de médecine à l’Université Paris VI (e.r.), Secrétaire Général de la Société de Géographie.

Résumé :
Comment résoudre cet enjeu qui conditionne l’avenir de l’Homme ? Peut-on réguler la démographie mondiale ? La recherche des facteurs allongeant la vie semble paradoxale mais ce sont eux qui en améliorent la qualité. La maîtrise des problèmes de santé collective, à tous les âges de l’existence, est de plus en plus indispensable. Par l’éducation d’un plus grand nombre, un progrès du bien-être de l’humanité est possible, si de surcroît le calcul des coûts de santé porte préférentiellement sur le moyen-long terme.

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